Dans sa folle caravane folk futuriste, il traverse le Grand Ouest en carburant aux sons essentiels, avec ses vieux complices : Simon Edwards, Martyn Barker (la section rythmique qui le suit depuis FANTAISIE MILITAIRE) et l’inamovible guitariste Marc Ribot avec tout son arsenal de manches à cordes … Il n’y a peut-être jamais eu autant de variations, d’arpèges et de couleurs de guitares dans la musique de Bashung. Electrifiées en blues moite, ciselées dans une acoustique folk cristalline, déclinées en Dobro, guitares Leslie, banjos ou pedal-steel, circulant entre une forêt de doigts et de sculpteurs d’accords : Roussel, Plati et Ribot dans les premiers rôles mais aussi le délicieux M. Ward, le cascadeur Arman Méliès, Gerry Leonard, Marc Muller… Rarement, Bashung a paru si heureux d’être là. A vrai dire, depuis dix ans, il n’avait certainement pas offert son chant aux mélodies avec une telle plénitude. « Pendant longtemps, j’ai chanté des choses très centrées sur l’intime, sur le sentiment, le rapport à soi-même. Cette fois-ci, je voulais poser un regard plus ouvert sur le monde ou sur les choses de l’actualité, livrer mes sentiments sur l’époque que nous vivons. » En glissant dans les mots de Gaëtan Roussel (RESIDENTS DE LA REPUBLIQUE est le titre de son premier single, HIER A SOUSSE, JE T’AI MANQUE, LE SECRET DES BANQUISES et SUR UN TRAPEZE : cinq merveilles de pop-folk dignes des plus grands standards), ceux de Joseph d’Anvers (TANT DE NUITS), Bashung ne fait pas qu’introduire de nouveaux soleils dans sa voix, il ouvre aussi une fenêtre inédite dans son lexique personnel et expérimente d’autres voies prosodiques. Un véritable défi d’interprète. Jamais Bashung n’avait à ce point été aussi proche d’Elvis ou de Johnny Cash, qu’il chante la mélancolie, les incertitudes ou les états de grâce, qu’il réveille la vieille adaptation du SUZANNE de Leonard Cohen par Graeme Allwright ou qu’il déroule d’une traite les couplets désenchantés de Gérard Manset dans une rencontre au sommet entre les deux univers les plus fascinants de la chanson d’ici (COMME UN LEGO, VENUS). C’est ici que BLEU PETROLE fera date dans l’œuvre bashungienne : comme l’album d’une renaissance à la lumière pop, et d’une réconciliation avec l’en-dehors… Une tournée dans toute la France débutera au printemps et passera par l’Olympia pour une série de dates à partir du 10 juin…
ALAIN BASHUNG : BLEU PETROLE, chez BARCLAY, disponible dans les bacs le 25 mars 2008.
Pour plus d’infos, connecte-toi en direct live sur le site :
http://alainbashung.artistes.universalmusic.fr/