En 2003, le réalisateur Danny Boyle (TRAINSPOTTING, LA PLAGE, SUNSHINE) tétanise le monde en signant 28 JOURS PLUS TARD. Un « petit » film d’horreur qui affiche une fureur et une violence inouïes ! En filmant un Londres décharné, infesté de zombies sauvages et extrêmement brutaux, Boyle prend les tripes du spectateur et ne les relâche que 112 minutes plus tard... en lambeaux. Un film qui débute avec 68 millions de morts ne peut laisser personne indifférent ! Le choc traumatique que fut 28 JOURS PLUS TARD a laissé des traces. Autant dans les caisses du box-office (le film a rapporté plus de 80 millions de dollars) que dans les esprits des fans du genre qui en redemandaient. Quatre ans plus tard, le producteur Andrew McDonald met en chantier une séquelle au film de Boyle : 28 SEMAINES PLUS TARD.
Occupé par le tournage de SUNSHINE, Danny Boyle délaisse la réalisation de 28 SEMAINES PLUS TARD et en confie les rênes au jeune cinéaste espagnol Juan Carlos Fresnadillo, dont le premier film, INTACTO, l’avait impressionné. De plus, la sensibilité ibérique de Fresnadillo permettait d’offrir une interprétation différente du sujet. « Un réalisateur anglais aurait sans doute fait quelque chose de similaire à mon film », explique Boyle. « C’est pour cela qu’il était intéressant de prendre Juan Carlos (...). Son regard est nourri par diverses influences et cela lui donne une vision des choses très différente et intéressante. » En effet, car même s’il entretient de réelles similitudes avec le premier opus (notamment de par sa thématique et son unité de lieu), 28 SEMAINES PLUS TARD brille par une identité narrative et visuelle très personnelle, qui le positionne comme bien plus qu’une simple séquelle au film de Boyle.
Là où Danny Boyle optait pour une mise en scène en DV, Fresnadillo favorise un tournage en 16 mm. Ce qui confère à 28 SEMAINES PLUS TARD une facture visuelle très réaliste, proche du reportage TV. Un souci d’authenticité que Fresnadillo exploite également dans le traitement de son sujet. En favorisant l’aspect humain de l’histoire, en étudiant les réactions des survivants -mais aussi des infectés -dans ce qu’elles ont de plus naturelles, de plus tragiques. Une certaine idée de la condition humaine. Mais de préférence baignant dans son sang. Car, bien au-delà de sa considération humaniste, 28 SEMAINES PLUS TARD est avant tout un vrai film d’horreur, viscéral et particulièrement intense. Une œuvre extrême qui déroule sur 95 minutes une vision de l’apocalypse terrestre ponctuée de scènes chocs qui resteront dans les annales.
Alors que 28 JOURS PLUS TARD marchait sur les traces d’un héros unique, 28 SEMAINES PLUS TARD met en scène plusieurs protagonistes, civils et militaires, contraints de se battre pour survivre. Du côté des civils, il y a Don (Robert - ERAGON - Carlyle), rongé par la culpabilité d’avoir abandonné sa femme Alice (Catherine - BRAVEHEART- McCormack) sous les crocs des zombies. Il y a ses enfants, Tammy et Andy, qui vont être confrontés à l’horreur lorsque leur mère refait surface et contamine la population. Une famille déchirée que va devoir protéger, Doyle (Jeremy – SWAT - Renner), un marine adepte du feu nourri, et Flynn (Harold - LOST -Perrineau), un pilote d’hélicoptère qui n’hésite pas à déchiqueter des hordes de zombies avec les pales de son autogire.
28 SEMAINES PLUS TARD, disponible en DVD.
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